La
Démarche
Projet
Ce site présente le contenu du cours
"Initiation
à la Démarche Projet"
destiné aux
étudiants du centre d'Angers, futurs ingénieurs des
métiers de l'horticulture et du paysage et mis en place par Paul Revollon, Maître de Conférences à l'INH jusqu'en 2008. Cette page présente
très succintement quelques méthodes d'études
spécifiques à certains domaines.
Mieux
intégrer les changements
techniques et organisationnels
Pour les entreprises, la concurrence
n'est pas un vain mot, mais une
rude bataille à mener. Une évidence, sans doute, avec la
globalisation des marchés… mais pas sans conséquences au
quotidien comme sur le long terme.
Engagées dans une course
à la réduction des
coûts, les entreprises doivent renouveller plus
fréquemment et personnaliser plus finement leur offre de
produits ou de services. Elles doivent aussi être sans cesse plus
réactives face à la demande.
Pour atteindre ces objectifs, les
entreprises décident d'adopter
le juste-à-temps, une logique compétence ou une
organisation matricielle, en donnant des responsabilités
élargies à des équipes, ou en lancant une
certification ISO. Elles font aussi appel à l'Internet et aux
nouvelles technologies (progiciels de gestion intégrée,
une gestion électronique de documents, etc.). Tous ces
changements les conduisent souvent à modifier leur organisation
du travail.
Dans les deux cas, se
succèdent à une cadence rapide des
projets dont la planification et la conduite sont complexes.
- Pour
l'entreprise, l'enjeu est de taille : maîtriser la conduite du
changement et l’apprentissage organisationnel.
- Pour les
salariés, les enjeux ne sont pas moindres, car la prescription
du travail peut devenir plus hétérogène et plus
floue, la charge de travail évoluer, le rôle de
l’encadrement changer, etc.
La réussite de tels
changements repose en grande partie sur la
capacité des entreprises à considérer
la conduite
de projet comme une opportunité pour l'innovation
organisationnelle et l’apprentissage collectif. Certaines
grandes
entreprises le font déjà ; pour les PME/PMI, le
réseau ANACT diffuse des modalités de conduite du
changement ayant déjà fait leurs preuves.
Le
management
de projet est un bon moyen
d’augmenter la réactivité de l’entreprise.
A
condition de
s’organiser,
de communiquer et de bien choisir les membres du groupe projet. Entre
autres…Longtemps
cantonnée au BTP et à
l’ingénierie, le management de projet s’est répandu,
pression du
marché oblige, dans tous les secteurs : l’automobile, avec
Renault -
pionnier du travail par projet -, la communication, la mécanique
agricole, etc. Et pas uniquement autour de projets aussi lourds que le
lancement d’un nouveau produit : l'arrivée d'Internet, le
passage à l'an 2000 ou la mise en
oeuvre des 35 heures, dossiers transversaux s'il en est, ont aussi
favorisé ce changement. A raison, car elle rend les entreprises
plus
réactives. Il n’en demeure pas moins que sa mise en place est
délicate.
Se convertir à un tel mode de
management constitue souvent une
véritable révolution culturelle : organisation
chamboulée, fin des
relations hiérarchiques classiques, etc. Pour mettre toutes les
chances
de son côté, il est nécessaire de ne pas
brûler quelques étapes
cruciales. Réfléchir à l’organisation à
mettre en place et emporter la
conviction de chacun sur cette forme de gestion et sur le projet
lui-même sont des clés de succès. Il y en a
d’autres. Reste aussi à
trouver le chef de projet idéal qui saura soutenir et mobiliser
les
troupes.
1. Un environnement interne et externe
de plus en plus complexe
2. Management des ressources
3. Etre plus réactif et plus
efficient
4. Activités non répétitives:
de plus en plus d’activités
ne relèvent pas d’opérations courantes ou
répétitives
5. Des compétences très
qualifiées sont de plus en
plus nécessaires